Exercices FLE gratuits

Grammaire Française


level Expert

Les temps du récit (texte littéraire)


La leçon

Le passé simple

Le passé simple (qui exprime une action terminée, délimitée dans le temps) s’utilise pour des actions de premier plan. Ce sont les événements qui font progresser l’histoire.

Ex.: Jean et Marie naquirent dans le même village, firent leurs études dans la même école. Ils se marièrent et eurent cinq enfants…

Ce temps s’utilise essentiellement à l’écrit (en littérature et en journalisme), secondairement à l’oral dans une langue très soutenue aux 3èmes personnes du singulier et du pluriel (textes lus: discours, conférences; interviews des personnalités artistiques, politiques).

Pour la conjugaison, cf. http://www.bonjourdefrance.com/exercices/contenu/14/grammaire/179.htm

 

L’imparfait                                                            

Ce temps s’utilise pour des actions secondaires et exprime l’inachevé ( ce qui est en cours).

Il sert non seulement à exprimer une répétition, une habitude dans le passé mais aussi à décrire, à mettre en place un décor.      

Ex.: Jean et Marie naquirent dans le même village, firent leurs études dans la même école. Ils étaient inséparables…

Tous les jours, ils se promenaient ensemble…

C’était le matin, il pleuvait. Il n’y avait personne dans les rues…

 

Le plus-que-parfait

On l’emploie pour des actions antérieures à d’autres actions exprimées au passé.

Ex.: Jean et Marie avaient décidé de quitter leur village. Ils habitaient dans la ville lorsque leur fils cadet naquit.

La décision de quitter le village a été prise avant les autres actions. C’est pourquoi elle est au plus-que-parfait. Ce temps exprime l’antériorité.

 

Le texte littéraire

"Le Petit Chose" est un roman autobiographique publié par Alphonse Daudet en 1868.

C’est l'histoire de Daniel Eysette surnommé Le Petit Chose.  Le récit commence à sa naissance dans une famille du Languedoc qui devient pauvre à cause de la fallite de son entreprise. Les Eysette se fixent alors à Lyon où une nouvelle vie commence dans un appartement sale et humide avec des insectes à la cuisine. Daniel commence l’école mais comme il est le seul à porter une blouse (signe de pauvreté), les camarades et le professeur se moquent de lui et le surnomment « Le Petit Chose »… Vous pouvez lire le texte intégral à partir du lien : http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Petit_Chose/Premi%C3%A8re_partie/1


Exercice n°1

Aide : Voici quelques extraits du roman "Le Petit Chose" où Daudet raconte quelques souvenirs d’enfance.


Question n°1

"C'est une vérité, je (être) la mauvaise étoile de mes parents. Du jour de ma naissance, d'incroyables malheurs les (assaillir) par vingt endroits. D'abord nous (avoir) donc le client de Marseille, puis deux fois le feu dans la même année(...), puis notre brouille avec l'oncle Baptiste, puis un procès très coûteux avec nos marchands de couleurs, puis, enfin, la révolution de 18..., qui nous (donner) le coup de grâce.


À partir de ce moment, la fabrique ne (battre) plus que d'une aile ; petit à petit, les ateliers (se vider) ; chaque semaine un métier à bas, chaque mois une table d'impression de moins. C'était pitié de voir la vie s'en aller de notre maison comme d'un corps malade, lentement, tous les jours un peu. Une fois, on n'(entrer) plus dans les salles du second. Une autre fois, la cour du fond (être) condamnée. Cela (durer) ainsi pendant deux ans ; pendant deux ans, la fabrique (agoniser) . Enfin, un jour, les ouvriers ne (venir) plus, la cloche des ateliers ne (sonner) pas, le puits à roue (cesser) de grincer, l'eau des grands bassins, dans lesquels on lavait les tissus, (demeurer) immobile, et bientôt, dans toute la fabrique, il ne (rester) plus que M. et Mme Eyssette, la vieille Annou, mon frère Jacques et moi ; puis, là-bas, dans le fond, pour garder les ateliers, le concierge Colombe et son fils le petit Rouget.


C'était fini, nous étions ruinés.


Corriger la question

 


Exercice n°2

Aide : Imparfait ou plus-que-parfait ?


Question n°1

J' alors six ou sept ans. Comme j' très frêle et maladif, mes parents m'envoyer à l'école. Ma mère m' à lire et à écrire, plus quelques mots d'espagnol et deux ou trois airs de guitare, à l'aide desquels on m' , dans la famille, une réputation de petit prodige. Grâce à ce système d'éducation, je de chez nous, et je pus assister dans tous ses détails à l'agonie de la maison Eyssette. Ce spectacle me laissa froid, je l'avoue ; même je trouvai à notre ruine ce côté très agréable que je gambader à ma guise par toute la fabrique, ce qui, du temps des ouvriers, que le dimanche. Je gravement au petit Rouget : « Maintenant, la fabrique est à moi ; on me l' a donnée pour jouer. » Et le petit Rouget me . Il tout ce que je lui disais , cet imbécile.

À la maison, par exemple, tout le monde ne prit pas notre débâcle aussi gaiement. Tout à coup M. Eyssette devint terrible. C' était dans l'habitude une nature enflammée, violente, exagérée, aimant les cris, la casse et les tonnerres ; au fond, un très excellent homme, ayant seulement la main leste, le verbe haut et l'impérieux besoin de donner le tremblement à tout ce qui l' . La mauvaise fortune, au lieu de l'abattre, l' exaspéra. Du soir au matin, ce fut une colère formidable qui, ne sachant à qui s'en prendre, à tout, au soleil, au mistral, à Jacques, à la vieille Annou, à la Révolution, oh ! surtout à la Révolution !... À entendre mon père, vous auriez juré que cette révolution de 18..., qui nous à mal, était spécialement dirigée contre nous.



Corriger la question

 

Exercice n°3

Aide : Mettez les verbes aux temps convenables.


Question n°1

Nous (vivre) ainsi, mon perroquet et moi, dans la plus austère solitude, lorsqu'un matin il m'(arriver) une chose vraiment extraordinaire. Ce jour-là, j'(quitter) ma cabane de bonne heure et je (faire) , armé jusqu'aux dents, un voyage d'exploration à travers mon île... Tout à coup, je (voir) venir de mon côté un groupe de trois ou quatre personnes, qui (parler) à voix très haute et (gesticuler) vivement. Juste Dieu ! des hommes dans mon île ! Je n'(avoir) que le temps de me jeter derrière un bouquet de lauriers-rose et à plat ventre, s'il vous plaît... Les hommes (passer) près de moi sans me voir... Je (croire) distinguer la voix du concierge Colombe, ce qui me (rassurer) un peu mais, c'est égal ! dès qu'ils (être) loin je (sortir) de ma cachette et je les (suivre) à distance pour voir ce que tout cela deviendrait...


Ces étrangers (rester) longtemps dans mon île... Ils la (visiter) d'un bout à l'autre dans tous ses détails. Je les (voir) entrer dans mes grottes et sonder avec leurs cannes la profondeur de mes océans. De temps en temps ils (s'arrêter) et (remuer) la tête. (...) Au bout d'une demi-heure, les hommes (se retirer) sans se douter seulement que l'île (être) habitée. Dès qu'ils furent partis, je (courir) m'enfermer dans une de mes cabanes, et (passer) là le reste du jour à me demander quels (être) ces hommes et ce qu'ils (venir) faire.


J'(aller) le savoir bientôt.


Corriger la question

 

Auteur de l'exercice :



Graciela Gerendi


Contributrice

Argentine
Professeur de Francais I.E.S en Lenguas Vivas "J.R. Fernández" Buenos Aires, Argentine. Diplomée de la Maîtrise en Sciences du Langage Université de Franche Comté. Actuellement, Professeur de Langue Française I et IV,Professeur de Méthodologie III. Coordinatrice du Département de Français (Niveau Supérieur) à l’ I.E.S en Lenguas Vivas "J.R. Fernández".

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